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- Les travaux concernant Dom Juan de Molière :: dom juan moliere commentaire, don juan moliere, don juan de moliére
Apercu : Après avoir relevé en classe les divers thèmes qui semblaient aux élèves prépondérants dans la pièce, quatre groupes ont été définis afin de traiter ce que nous avions discuté. Tout pouvoir implique un rapport hiérarchique, un rapport de force. Juan, les rapports de force sont les seuls qu,il entretient avec les autres. La question du pouvoir est donc centrale pour le personnage. Domination, soumission, révolte, envie, abus, etc. Nous les avons traités dans les trois contextes suivants: celui des classes sociales, celui de l,amour et celui de la foi. Il la compare pratiquement à un animal où le seul critère de sélection est la beauté. En fin de compte, les deux protagonistes sont tous les deux aussi intéressés l,un que l,autre. Cette idée de profit mutuel dû à la classe sociale de l,un ou de l,autre est tout à fait contemporaine. Dimanche sans que celui-ci se fasse rembourser ses créances. Il monopolise la conversation pour éviter que le sujet voulu ne soit traité. Molière a sûrement voulu montrer que les titres de noblesse créaient à l,époque une porte ouverte à la manipulation des gens du peuple. Juan passe pour un fourbe. Molière est bien connu pour être un innovateur et un créateur hors-pair. Tous les faits et gestes de ce héros sont des provocations. Molière fait de ce grand seigneur libertin un rationaliste conséquent. Molière crée aussi un personnage qui ne vieillit pas avec les années. Juan à tous les coins du globe et dans tous les siècles. Juan et la statue du commandeur. Ciel ne se laisse toucher. Ciel semble finalement se manifester. Elvire espère - mais en vain - pouvoir en faire profiter le héros. Ciel, peut, quant à lui, continuer à cultiver son scepticisme. La croyance chrétienne veut que les actions faites durant la vie soient soumises, au moment de la mort, au jugement divin. Juan et de la statue du commandeur. Juan croyait avoir emportée sur lui. En réaction à cela, le héros provoque la statue et, ce faisant, défie la mort. Inviter la statue à un repas, signifie alors inviter la mort à venir manger afin de la nier le plus totalement possible. Ciel, la statue ne se dérobe pas devant la provocation. Le contact du froid fait ressentir au héros quelques dernières flammes de vie. Juan semble alors incarner davantage le fanatisme que la révolte. Juan amène toutes les situations de la vie à se transformer en rapports de force, ainsi tout est toujours ramené à une question de pouvoir. Elvire échappe à cette logique destructrice. Don juan et la religion sont flagrantes . Sganarelle en particulier et de la chrétienté en général. Juan ne respecte pas l,institution qu,est le mariage. Sganarelle rajoute que «le courroux du ciel» (ligne 84 ) s,abattra un jour sur son maître. Juan n,avait été présenté qu,à travers les yeux de son valet. Sganarelle rétorque à nouveau qu,il s,expose à la vengeance divine de par ses murs libertines. Elvire à ses veux sous prétextes qu,il ne veut pas subir le châtiment céleste , car «le ciel est jaloux de ces sortes de choses» (ligne 85). Je te le dis encore, le ciel te punira» ( ligne 113 ). Il n,y a rien de probant dénotant les relations conflictuelles entre le héros et la religion, si ce n,est encore une fois son libertinage. Sganarelle, avoue son incroyance envers le ciel, le diable et l,autre vie et énonce les dogmes de sa propre religion; à savoir qu,il croit que «2 et 2 font 4 et que 4 et 4 sont 8» (ligne 90). Sganarelle une occasion de plus de souhaiter à demi la domination de son maître. Il lui assure qu,il n,y a aucun mal à cela. Il se moque du peu de rémunération que lui procure la foi. Juan, lorsqu,en rentrant dans le tombeau du commandeur, il plaisante sur l,habit de la statue. Il se moque encore du mystère de la vie après la mort en s,étonnant du train du commandeur, plus faste après sa mort qu,avant. Juan sur la bonne voie. Elvire et le commandeur, par les murs libertines du héros avec un même but celui de le prévenir une dernière fois de sa probable fin. Cette partie est imprégnée de l,hypocrisie donjuanesque face aux protagonistes de la pièce. Il avouera son plan à son valet qui en sera scandalisé. Juan compte en effet s,élever en apôtre, défenseur de la foi et des intérêts du ciel. Encore une fois de façon tout à fait hypocrite et fictive. Juan, ferme dans ses convictions, s,en ira en enfer guidé par le spectre. Il existe et il a existé de tout temps à travers le monde une multitude de croyances et de rites. Des règles de vie et de pensée en ont découlé; ces règles représentent les fondements même du toute religion. Bien qu,on trouve une foule de religions différentes, elles se basent la plupart du temps sur des faits, des actes de natures certes diverses et éparses, mais dont les connotations sont plus ou moins semblables. Cependant, une telle tâche reste hasardeuse. Dieu si puissant qu,il en est matérialisé ( la statue), à un jeune noble arrogant et insaisissable, peut apparaître à première vue comme une preuve de douce naïveté. En effet, on voit mal comment un jeune insolent pourrait ne serait-ce que faire vaciller la rigide église chrétienne sur son piédestal. Juan, de la valeur et de la réputation de ce dernier. Il fait en effet preuve d,une indépendance de pensée et d,une insoumission vis-à-vis des remontrances de l,église caractérisant les libertins. Elvire , le pauvre . Juan continue sa croisade contre la superstition. Cette croisade n,est pas exprimée de la même façon tout au long de l,histoire. Juan n,admet que ce que la science peut expliquer. Dieu échappe à toute explication logique. Juan assimile le religion à une superstition. Juan répond en se moquant par des onomatopées, indiquant par là qu,il tient pour ridicule l,hypothèse du surnaturel. Sganarelle, sont des esprits faibles. La réaction rationaliste consiste à croire à un mirage, mais force est de constater que la statue est bel et bien animée. Il le provoque alors pour qu,il réagisse en multipliant les mariages, en incitant le pauvre à jurer, en se convertissant à l,hypocrisie. Juan tourne ici en dérision le devoir chrétien de l,aumône. Plus grave, il souligne l,inutile de la prière, exercice spirituel par excellence. Tu es bien mal reconnu de tes soins! Juan, en plus, joue ici le rôle du tentateur prêchant la mauvaise parole, à nouveau, pour provoquer la réaction du ciel. Juan est enfin convaincu de l,existence du surnaturel. Il ne sera pas dit, quoi qu,il arrive, que je sois capable de me repentir (scène 5, acte 5). Le héros est dès lors lucide à propos d son rejet. Dans le cas présent, la liberté individuelle s,est brûlée les ailes à force de vouloir défier les valeurs existantes . On peut dès lors se poser la question suivante: nos sociétés sont-elles réellement propices aux différences, tant dans la pensée que dans l,action ? Juan nous permet d,espérer que tout reste encore possible. Dieu, il a prouvé à ses futurs dauphins que la confiance en soi peut bouger des montagnes. Dans un sens, c,est sûr que oui . Cependant, à la première lecture, la pièce ressemble à un éloge de la religion, un hérétique refusant le repentir immédiat est châtié par les cieux. Juan ne peuvent en faire une victime et on est tenté de voir l,histoire totalement à l,inverse. Dieu à se manifester par le châtiment? Et ne réussit-il pas à le rejeter lucidement et ouvertement à la fin?
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