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- Les billets critiques de jacques Livchine sur les spectacles auxquels il assiste. sans concession. :: critiques theatre
Apercu : Livchine sur les spectacles auxquels il assiste. Spectacle de publicité contemporaine . Qui a les outils nécessaires ? Quels sont les critères ? Un artiste qui fait lui même des mises en scène a t-il la légitimité de juger ses confrères, ou faut -il être du collège public- public pour avoir le droit de prendre la parole. Plus aucun critique de théâtre ne domine la question. Je partage avec lui la même envie de comprendre, une envie essentielle : comment tout un pays peut déraper dans le nazisme. Volcan bleu en fait une pièce efficace, bien faite, que le public suit dans un silence épais, parsemé de quelques rires nerveux par moments. Les comédiens sont sobres, et dignes . Du théâtre qui fait réfléchir. La soirée est très gaie. Limoges une académie qui forme des acteurs. Union était un centre dramatique non aligné ? Inauguration de la salle rénovée. Sosolic la directrice est rayonnante. Compagnie excellent, mais rien ne se passe pendant deux heures. Voilà cela ne le fait pas. Vania quoique des passages entiers soient similaires. Igor, et va se suicider. Ce sont des variations très importantes. On cherche en vain son parti-pris, sa motivation profonde. Les deux premiers actes vus du balcon sont carrément vides de théâtre. Planchon a envie de défendre son âge canonique. Sonia , le reste des interprètes reste désesperément fade, avec une mention spéciale au docteur carrément insignifiant. Frigerio, est fatigant, car le sol est trop voyant. Les scènes de jardin sont jouées sur ce sol. Les personnages sortent et rentrent sans arrêt. Quand ils restent immobiles deux minutes, on est soulagé. Benoliel comedien que je connais, sur le pourquoi de la pièce. Darroussin qui se trouvait enfin libre quelques mois. Monsieur du théâtre, alors on est forcément déçu. Planchon, le public de même lui fait une ovation. La salle est aux trois quarts pleine. Relation proche au public: 150 places seulement. La série des 8 représentations est pleine à craquer. Eh bien cela marche ! Ils sont tous vrais, et crédibles. Encore une déception, ils ne jouent pas la vraie fin. Treplev, à la place il lui fait briser et piétiner son violon. Le public applaudit très longtemps. Deux femmes se dirigent vers le lieu culturel, manifestement maghrébines, et genre qui ne met pas les pieds au théâtre. Mais je me trompe, elles rentrent dans le lieu, je suis éberlué. Kinhsasa, il jetait les premières bases de ce projet qui lui tenait à coeur. Zucco, fonce droit à sa perte, au chaos total. Les acteurs sont sur le plateau dans une espèce de joie ravageuse et communicante, celle qui fait que les deux heures durent dix minutes. Ndombasi donne bien la dimension métaphysique du personnage, quant aux femmes, je ne peux même pas en parler, leur sensualité me rend fou. Faudrait que cela soit joué partout. François qui était là ne me contredira pas. Je mets un peu de temps à saisir le parti pris. Se plaindre, se plaindre, certes mais après ? Mais oui, les spectacles servent à bien poser les questions. Comme toujours au mois de mai le public décroche. A et que la réalisation du projet peut être évaluée. Une bande vidéo, nous annonce le menu. Marmande, que le public sort enfin de sa torpeur. Moralité : il ne suffit pas de se choisir 3 grandes pointures, de la musique confirmée et connue, pour déboucher sur un spectacle intéressant. Et puis, se dire que toute création est risquée et provoque souvent de la déception. Crash test aux 3 oranges le 16 mai. Une critique des émissions de télé réalités. Cela rit, cela participe, cela comprend tout. Peu à peu nous sommes à la télé, à part quelques vannes machistes un peu grosses. Il faut créer le malaise. Leurs histoires personnelles doivent changer à chaque fois selon les journaux du coin, les faits divers. Son boniment est écrit, précis, mais il a le métier pour en sortir, et faire des digressions. Rita bouge comme une princesse, mais développe une fougue et une énergie, maîtrisées par sa double technique de comédienne, et de danseuse, et ça, on ne le trouve nulle part dans le théâtre de rue. Du théâtre de foire, du théâtre de mélodrame. Le public se tord de rire. Lorent est très efficace et les deux autres comparses aussi. Carrefour du coin, déguisée en carottes et ayant touchée 4000 spectateurs. Le public sent bon, les jeunes filles ont la peau douce. La pièce parle de théâtre, les gens de théâtres sont là. Il est là avec ses acteurs, plutôt ses copains. Fau a carrément la moitié du spectacle en son honneur. Geneviève est un pur plaisir du jeu démesuré, excessif. Mais on le sait, le mauvais et le bon se touchent en théâtre. Py, et pourtant je suis proche de lui quelque part. On montre ses fesses pour de vrai. Mais il faut être dans un lieu quasi officiel pour que cela soit subversif. Wara, conseil routinier de cette tribu. Culture, musique electro acoustique, phrases jetées au hasard avec intonations. Je dors pas mal et me laisse bercer par le dernier chant répétitif et assez beau, avec des lumières violettes et des plumes qui tombent en guise de final. Il y a une technique magnifique et maîtrisée, des projections , des lumières, un dispositif fait de chariots. Formidable, mais peut être disproportionnée. Mais en même temps, cela fait spectacle. Une direction que doit prendre la rue, ou une dérive ? Une entreprise démesurée, énergique, folle . Il lui a fallu une persistance et une ténacité sans précédent pour mener à bien tout ça. Lui au moins, ne se plie pas aux lois du marché. Aphone, émotif, passionné, exigeant, il motive et entraîne toute cette énorme équipe. Laurent me fait remarquer que depuis dix ans je ne lui ai pas dit bonjour. Le drame et la honte, ce serait de ranger définitivement ce spectacle. Un superbe dispositif qui joue sur les 4 côtés. Une musique planante, des hommes et des femmes- huit en tout- qui volent, se cognent contre des parois transparentes. Chalon, il y a une technique magnifique mais un rythme monotone. Riou aime cet univers lymphatique. Kinshasa tant le nombre de blacks est majoritaire. Public, très jeune et très populaire. Moi qui cherche au moins à être étonné, je le suis. Le dispositif est carrément impressionnant. Chacun reçoit un bâtonnet lumineux. Watts a les cheveux tout blancs, aucun signe extérieur de rocker, ni bague, ni piercing, un vieux tee shirt vert. Koltes qui signait cette pièce, on dirait quoi ? Deux personnages, un frère, une soeur. La soeur voudrait que le frère courre un peu les filles au lieu de rester à réparer sa mobylette. La suite, il faut voir. Cela dure une demie heure. Nanterre où il trouvait sa dimension. Nous sommes 1000 à le regarder évoluer tout seul. Platini et refait en temps réel tous ses gestes et ses mouvements, pendant plus de deux heures. On revoit ce match, on guette les buts, on crie, on encourage. Hidalgo, se prête au jeu, et rejoue lui aussi le match. On ne sait plus où on en est. Sixt, eh bien le suspense joue encore. Guillois y va sans retenue. Tu crois que le public style éducation populaire, ou chrétien de gauche va se choquer un tant soit peu ? Théâtre de plaisir, théâtre de la subversion, théâtre de la limite, théâtre de la santé. Liban, bizarre de voir tous ces soldats de plomb partir en guerre, dans des ballets on ne peut plus burlesques. Drac, est maintenant directeur, alors il ne se prive pas. Il veut jouer cet hiver dans le théâtre glacé. Il ouvre une brêche, il faut que cela dure. On est en pleine fête carnavalesque. Des vêtements roses jailissent des fenêtres, un éléphant pour de vrai est dans le défilé. Plus de 2000 personnes sont en rose, ce qui donne la gratuité dans les bus. Lieux publics, moi =public de merde, car je ne me laisse pas faire. Suner qui dirige avec ses doigts est magnifique. Menestrel se ballade sur la flèche de la cathédrale. Ocx, et ça a fonctionné. Samedi : on discute le matin. Sotteville) fait une confidence bizarre. Auvergne sort le chiffre que je ne retiens jamais : financement de la culture = 82 % vient des collectivités territoriales et 18% seulement du ministère de la culture. Les modes de production ont changé , les résidences coûtent cher, et les budgets stagnent. On fait la visite, guidé par le directeur fraichement nommé. Josy en fasse de même nue avec ses naïades. Philippe, le régisseur, dirige une équipe de 80 personnes. Calais il y a eu démenti historique. On ne peut pas compter combien ils étaient. Goldenberg, quoi tous nos directeurs. Heures à ne saisir que des bouts de texte. Mohawad croule sous les coproducteurs. Afaa), sans oublier les francoffonies. On dirait un bébé qui tape dans le ventre de sa mère pour sortir. Elle nous fait partager ses angoisses, pas tant sur la mort, que sur la vie, car quand tu parles de la mort. Marjorie fait jouer des comédiens, mais en fait, elle ferait mieux de jouer elle. On la voit, circulant entre les panneaux, absolument ravie de créer ce bric à brac confus. Picador, elle saigne le public par avance pour le mettre en disponibilité pour la suite. Je le dis comme je le pense, ce début sera toujours injouable. On ne sait plus du tout. On est en pleine confusion. Marjorie, je vous fais voyager dans mon désarroi et dans ma quincaillerie, et dans mon désordre. Ensuite le vrai théâtre se met à marcher. Dire le plus avec le moins. Mais cela ne va pas se passer du tout comme ça. Comment se fait -il que vous prétendez regarder très peu les pubs, et que dans le même temps la publicité devient de plus en plus omni présente ? Scour, un malade qui collectionne les affiches. Scour et les gens qui sont là. Et nous le sommes tous, et sérieusement, on réfléchit à voix haute les uns les autres, sur des vidéos, des pubs recouvertes etc. Il veut nous faire dire quoi. Tout le monde est dans le flottement. A la fin, autour de la soupe, tout le monde ne parle que de pub. Scour a donc un vrai concept. Voilà, écoutez, ceux qui aiment et qui cherchent des concepts et des rituels différents vont être servis, enfin on sort des rails des conventions toutes faites. On dirait une vieille salle de classe. Je pressens que ce décor a dû poser problème. Jouer ça quasiment en famille ? On entend bien le texte, et la fin est poignante. Tchekhov doit me faire pleurer, et ouf , ça le fait au final, mais de justesse. A chaque fois on dit la même chose . Je ne comprends pas bien la démarche. Marques, assez sympathique, mais elle semble hérissée par ma position. Evidemment, je mets en cause la théâtralité de la vidéo. Un peu décevant pour moi. Musique, effets impressionnants et qui font peur. Public ravi, spectacle qui tourne partout. Toutes ces compagnies qui débutent et ne sont accueillis nulle part peuvent jouer à la cartoucherie avec une subvention du théâtre du soleil. Pour le final, les compagnies se mélangent. Spectacle de fin de stage. Celui qui ne connait personne assiste comme un étranger. Une heure avant le début du spectacle, le parking est bondé, et on commence son parcours-surprise. A ne plus rien comprendre. Enorme exercice mental de tous ceux qui ont leurs habitudes, mais où aura donc lieu le spectacle ? Photo interdite prise avant que cela ne commence. Première surprise de la soirée . Mnouchkine attifée de son célèbre pantalon de survêtement, commence une longue série de recommandations. Noir, et musique non grandiloquente. Lemêtre nous a concocté une minuscule musique très intime. Dans un salon banal, parfaitement reconstitué dans les moindres détails sur un chariot circulaire, une fille range des papiers. L'atmosphère est à la mélancolie. Le texte est minimal, utilitaire. Tout le monde reçoit au moins une des scènes en plein visage. Nos vies à chacune et chacun . Mais ne voilà t-il pas que certaines histoires se recoupent, la pièce est un imense puzzle. On va être obligés de revenir. Il me raconte quoi à moi ce spectacle ? Donc ils vont être énervés. Franchement, par moment, on hallucine. On termine par le repas du nouvel an, servi par les acteurs ! Reste cependant un problème auquel je tiens. Jeanine, soient plus nombreux dans la salle. Besançon a pu le faire il y a trente ans, tu le peux toi aussi. Cela se grave incroyablement dans la partie droite de ton cerveau. Elle bouleverse tout, elle va dans le minimal, abandonne les beaux costumes, les grandes musiques, les merveilleux décors, et ça reste encore plus grandiose, plus historique, plus subversif que jamais. Vingt fois, il nous faudra voir le spectacle, 20 fois pour saisir la richesse de cette pièce et de chacun de ses gestes. Voilà ce que je pense 5 jours après. Jamais je ne suis resté 3 heures au théâtre sans sentir le temps passer, sans sentir mon siège. Je ressors léger, fort, chargé. Parce que jouer, bon, bien jouer, ok, mais des acteurs qui savent jouer il y en a beaucoup. Ceux -là, ils ne font pas que jouer, ils font beaucoup plus, ils incarnent tout ce que peut être la force miraculeuse du théâtre. France, à part le théatre de rue, on peut demander à un acteur de jouer, et tout à la fois de pousser des chariots, pendant six heures de temps. France et ne pas profiter de cette immense compagnie qui existe depuis plus de 40 ans. Trop cher, difficile techniquement etc. Tous les personnages ou quasiment existent tous.
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